Page:Flaubert - Salammbô.djvu/434

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


il lui promit de lui donner sa fille (*), si Naravas restait fidèle à

(*) Page 275, § 4,. En récompense des services que tu m’as rendus, Narr’Havas, je te donne ma fille, etc.
Carthage. Leur arrangement conclu, Naravas revint, à la tête des Numides, dont il était le chef ; ils étaient environ deux mille. Ayant reçu ce renfort, Hamilcar se prépara à combattre. De son côté, l’armée de Spendius rejoignit celle des Libyens et, abandonnant les hauteurs pour la plaine, ils offrirent la bataille aux Carthaginois (*). Ce fut une terrible mêlée ; mais Hamilcar en
(*) Page 272, § 4.
sortit victorieux, grâce à l’impétuositè des éléphants et surtout à l’appui de Naravas, qui rendit ce jour-là d’immenses services. Autarite et Spendius durent prendre la fuite ; près de dix mille hommes restèrent sur le terrain ; Carthage fit quatre mille prisonniers (*). Après la victoire, Hamilcar autorisa ceux d’entre eux
(*) Cf. chap. XII.
qui voulaient s’enrôler parmi ses troupes à rester auprès de lui (*)
(*) Page 282, ligne 7. Le Suffète avait proposé à tous les captifs de servir dans ses troupes.
et il leur donna, pour équipement, des dépouilles enlevées à l’ennemi(*). Quant au reste es prisonniers, il les réunit et leur
(*) Page 282, ligne 13… on leur avait distribué les armes de l’ennemi.
déclara qu’il leur accordait rémission de leur crime et qu’ils pouvaient se retirer où bon leur semblerait. Il leur faisait seulement défense de reprendre les armes contre Carthage, sous peine, s’ils retombaient entre ses mains, d’être châtiés impitoyablement (*).
(*) Page 282, ligne 10. Il les avait renvoyés, en leur ordonnant de ne plus combattre Carthage.


LXXIX. Il arriva qu’à la même époque, en Sardaigne, les Mercenaires que Carthage entretenant dans l’île suivirent l’exemple de Mathos et de Spendius : ils se soulevèrent contre les Carthaginois. Ils commencèrent par emprisonner dans la citadelle le commandant des troupes auxiliaires, un certain Bostar, puis ils le mirent à mort en même temps que ses compatriotes. La République expédia en Sardaigne des troupes, avec Hannon comme général ; mais ces troupes firent elles-mêmes défection et passèrent