Page:Flaubert - Salammbô.djvu/444

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


ne put se porter au secours d’Hannibal, car le terrain était trop difficile. Il s’éloigna de Tunis, gagna le Malcar et s’établit tout près de la mer, à l’embouchure du fleuve (*).
(*) Page 389, ligne 1. Il se porta vers les embouchures du Macar.


LXXXVII. … Carthage, une fois de plus, fit tête au destin ; elle choisit trente sénateurs, et parmi eux Hannon, ce même général que l’on avait jadis obligé à quitter son armée ; elle équipa en outre ce qui lui restait de citoyens valides et envoya à Hamilcar sénateurs, troupes et général. Les sénateurs avaient pour mission expresse de mettre fin, par tous les moyens en leur pouvoir, aux divisions entre les généraux et de les réconcilier devant les malheurs de la patrie. Au cours de l’entrevue qu’ils eurent avec les chefs, ils se montrèrent si pressants et si éloquents qu’Hamilcar et Hannon durent céder : ils se rapprochèrent. À partir de ce jour, préoccupés seulement du salut de Carthage, ils y travaillèrent en toute circonstance. Ils infligèrent d’abord à Mathos de multiples défaites, au cours d’engagements successifs, près de Leptis et devant d’autres places (*) et l’amenèrent enfin à

(*) Page 390, § 5. Alors les engagements se multiplièrent…
demander une bataille qui décidât entre eux ; c’est ce qu’ils voulaient eux-mêmes (*). Alors chacun convoqua tous ses alliés, appela
(*) Page 391, ligne 1. Ils souhaitaient une grande bataille, pourvu qu’elle fût bien la dernière.
… Hamilcar acceptait leur défi.
toutes les garnisons des villes ; le sort de tous allait se jouer dans ce combat. Les préparatifs de la bataille terminés, les deux armées prirent leurs formations et l’attaque commença simultanément (*).
(*) Cf. page 392, §3 et 4.
La victoire demeura aux Carthaginois : la plus grosse partie de l’armée ennemie resta sur le terrain ; les autres, après avoir cherché refuge dans je ne sais quelle ville, se rendirent peu après.

Mathos tomba vivant aux mains des Carthaginois (*).

(*) Page 399, § 3. Son pied heurta un glaive, etc.


LXXXVIII. Aussitôt après cette victoire, Carthage rétablit son autorité sur tout le reste de la Libye. Il ne restait plus qu’Utique et Hippone… Mais Hamilcar et Hannon les forcèrent bientôt à capituler… Quant à Mathos et à ses compagnons, au cours d’un