Page:Fleury - Littérature orale de la Basse-Normandie, 1883.djvu/185

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II. — CONTES PLAISANTS

LES VOLEURS VOLÉS

iL y avait une fois, comme on dit toujours une fois, une bonne femme qui aimait bien à faire des rôties et à boire un petit coup. Mais son homme le lui défendait. Un matin que son homme était parti aux clos, la voilà qui se met à faire une rôtie, mais elle avait laissé ouvert le haut de sa porte coupée et sa vache la regardait par dessus le hâe. C'était du temps que les bêtes parlaient. La bonne femme eut peur que la vache ne la vendît (i); elle voulut la chasser, mais la bête revenait toujours; elle lui jeta une hachette à la tête et la tua du coup. — Qu'est-ce que notre homme va me dire,

(i) Ne^la dénonçât.