Page:Fleury - Littérature orale de la Basse-Normandie, 1883.djvu/212

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l88 LITTÉRATURE ORALE

— Si ça VOUS fait plaisir. Mettez-la avec les autres.

Merlicoquet la laisse et re\'ient au bout de quelques jours.

— Ma jument, s'il vous plaît.

— Votre jument? La petite l'a noyée en la menant à l'abreuvoir.

— Ça ne fiiit pas mon compte, ça. Rendez-moi ma jument ou donnez-moi la petite.

— On ne peut pas vous fournir votre jument, prenez la petite.

Merlicoquet met la petite dans son bissac. Il la charge sur son dos et arrive chez la marraine de la petite fiUe.

— Voudriez-vous me garder mon bissac pour un petit moment?

— Volontiers. Mettez-le là.

Merlicoquet dépose son bissac et sort. La mar- raine faisait en ce moment de la bouillie pour son petit enfant. La bouillie faite, elle dit, comme c'est l'habitude :

— Qiii veut lécher la palette?

— Moi, ma marraine, dit une petite voix.

— Toi, ma fillette? Où que tu es?

— Dans le bissac à Merlicoquet.