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LITTÉRATURE ORALE

demande à un paysan l'hospitalité pour la nuit. Il tiendra peu de place ; il se couchera sur un banc et mettra sa queue dessous. Quant à ses lapiy, il les déposera dans le poulailler. On le laisse entrer. Pendant la nuit, il va prendre les lapty, puis , le matin venu, il les réclame. On ne les trouve pas. — Alors, donnez-moi une poule. On la lui donne. Il va demander l'hospitalité dans une autre maison et met sa poule avec les oies. La poule disparaît. Il se fait donner une oie à là place. Dans une troisième maison, il met l'oie avec les brebis et obtient une brebis le lendemain, puis un veau dans une quatrième, etc. Le conte finit par un tour que le renard joue à ses deux bons amis l'ours et le loup. — Dans les Contes de la Haute-Bretagne (Sébillot), le point de départ est un grain de blé que Vaudoyer donne à garder. Dans les Contes lorrains (Cosquin), c'est un pois (JRomania, t. IX, p. 406). Dans un conte de la Lozère, c'est un pou ; dans un conte allemand, un sacde pois, etc. Voir encore, pour d'autres rapprochements, la note sur l'Homme au pois, dans Romania, t. IX.

L y avait une fois une bonne femme qui avait filé un gros paquet de fil. EUe avait bien envie d'en faire de la toile, mais les toiliers ne travaillent pas pour rien. Tandis qu'elle y rêvait un homme entre. — Je te tisserai ta toile