Page:Fleury - Littérature orale de la Basse-Normandie, 1883.djvu/411

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


DE LA BASSE-NORMANDIE 387

VI. — LOCUTIONS PRÉCIEUSES

C'est du latin feuillu, il n'y a que les ânes qui y broutent. — (C'est très difficile à comprendre.)

Il cousine avec les cailloux. — (Il marche si maladroitement qu'il remue tous les cailloux qu'il rencontre. Cette locution procède de l'expression : remuer de germain.)

En le voyant passer à l'octroi, les quatrièmeux ont marqué : tout plein. — (Il est complètement ivre.)

Les poules pondent par le bec. — (Suivant la manière dont on les nourrit.)

S'en aller atou (avec) le chat. — (Partir sans prendre congé.)

Mettre la clé sous l'huis. — (Déménager sans payer.)

Mettre ses dents sur l'ais (la planche à pain). — (N'avoir rien à manger.)

Sortir les pieds devant. — (Pour être enterré.)