Page:Fonson, Wicheler - Le Mariage de mademoiselle Beulemans, 1910.djvu/120

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



SUZANNE

Alors, écoutez, Séraphin… Retournez auprès de la maman de votre petit garçon… je suis sûre qu’elle a déjà mis une propre nappe à carreaux sur sa petite table et deux jattes de porcelaine où votre café de quatre heures refroidit… Allez le boire, car si même il n’y a que de la chicorée dedans, il ne sera pas aussi amer que celui que vous deviez boire à l’occasion de nos fiançailles.


SÉRAPHIN

Mais, Suzanne…


SUZANNE

Quoi, Séraphin ?


SÉRAPHIN

Qu’est-ce que père va dire ?


SUZANNE

Rien, car on lui dira la vérité.


SÉRAPHIN

Ça, jamais, Suzanne !… ça, jamais !… il est capable de tout… je n’oserais pas lui avouer que j’ai un enfant…


SUZANNE

Eh bien, on dira n’importe quoi. Il sera peut-être fâché, mais plus tard, quand il saura tout, il sera très content, et si même