Page:Fonson, Wicheler - Le Mariage de mademoiselle Beulemans, 1910.djvu/24

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BEULEMANS

Oui, elle doit être bien étonnée, depuis deux ans que ça dure… Écoutez, ça ne peut pas continuer à durer… J’irai chez l’avocat…


Mme BEULEMANS

Eh bien, oui ! chez l’avocat… il vous dira ce qu’il pense de vous. En tous cas, puisque vous refusez de venir à table, c’est plus besoin de faire à dîner. Demain, Suzanne et moi, nous mangerons des pistolets avec du jambon…


BEULEMANS

Je veux bien !… J’ai de l’argent, j’irai au restaurant, et vous savez, fileke… des repas fins avec toutes sortes de choses… Potage Saint-Germain, macaroni à la Napolitaine, choucroute de Strasbourg et pain perdu… Je vous en rapporterai, Suzanne…


Mme BEULEMANS

Ça je sais… vous ne pouvez mal de vous laisser manquer de quelque chose… mais on saura aussi tirer son plan ! Est-ce que vous venez, oui ou non ?


BEULEMANS
(Administrant un fameux coup de poing à la table, tandis que Mme BEULEMANS recule effrayée).

Non !…


Mme BEULEMANS

Venez, Suzanne… On va manger… (Elle embrasse sa fille.) Salut, Monsieur le Président d’honneur !…

Elle sort avec Suzanne, qui appelle encore son père du geste.