Page:Forestier - De la leucocythémie.djvu/35

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difficulté au poumon de se dilater, par suite d’un hydrothorax, d’un œdème pulmonaire, peuvent encore l’expliquer. La percussion et l’auscultation viennent éclairer sur les complications du côté de la poitrine. Quand le terme fatal approche, le marasme atteint son apogée ; il n’est pas rare de voir, alors, des hémorragies multiples, dues à l’appauvrissement du sang et à l’obstruction des capillaires par le mécanisme que nous connaissons. Les urines sont alors fréquemment sanguinolentes, de même que les matières excrémentielles. Ces symptômes sont, dans la majorité des cas, les signes avant-coureurs de la mort.

Des phénomènes fébriles peuvent être constatés de temps en temps ; ils deviennent permanents dès que l’affection touche à sa terminaison, comme on le constate en prenant la température des malades ; nous avons vu chez nos animaux cette température osciller entre 36 et 38°5, dans le courant de l’affection, puis atteindre 39°,40°, 41° même, la veille et le jour de la mort.

Les symptômes que nous venons de passer en revue permettent de soupçonner l’existence de la leucocythémie, mais non de l’affirmer. Son seul symptôme vraiment pathognomonique est l’altération du sang, laquelle, comme nous l’avons vu, peut être constatée macroscopique ment, mais qui ne peut être appréciée dans son intensité que par l’emploi du microscope et du compte-globules. Nous ne reviendrons pas ici sur ce sujet, suffisamment traité dans le chapitre de l’anatomie pathologique où nous renvoyons nos lecteurs.

Au début de l’affection, il n’est pas toujours possible de se baser sur ce symptôme, car beaucoup d’affections