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préciser le début de l’affection. Souvent l’altération du sang, qui est son caractère pathognomonique, ne peut être constatée que quand elle est déjà très-avancée. Des différentes observations faites jusqu’à ce jour, il résulte que jamais la guérison n’a été constatée, d’une manière authentique, bien qu’on ait pu apporter des modifications favorables dans la manifestation des différents symptômes apparents de l’affection dans plusieurs cas. On ne peut cependant pas dire qu’elle est incurable ; peut-être, un jour ou l’autre, la thérapeutique trouvera-t-elle dans son arsenal une arme qui pourra la combattre victorieusement. Elle amène la mort de différentes manières : souvent par des hémorragies multiples résultant de l’oblitération des capillaires par des globules blancs dans différents organes ; quelquefois la mort est subite, elle résulte alors d’une hémorragie cérébrale ou pulmonaire. Dans la majorité des cas elle s’installe lentement, progressivement ; le sujet s’éteint comme une chandelle, suivant une expression vulgaire.


VIII
DIAGNOSTIC

Laleucocythémie ne peut être sûrement diagnostiquée que par la constatation de l’augmentation progressive des leucocytes ou des globulins dans le sang ; sans ce moyen, on ne peut avoir que des présomptions au sujet de l’existence de cette affection. Il est donc indispensable de procéder à la numération des globules, au moyen du microscope et du compte globules ; mais encore, ce moyen d’exploration, quelque précis qu’il soit,