Page:Forneret - Deux Destinées, 1834.djvu/23

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ACTE I, SCÈNE II.

SCENE DEUXIEME.

M. DERVAL, CHARLES.

M. DERVAL, ayant l’apparence d’une santé perdue. Eh bien ! mon fils, que dis-tu donc ? à propos de quoi parles-tu de poignard ?

CHARLES, se levant.

Mon père, je lisais Shakspeare.

M. DERVAL.

Charles, cette lecture ne convient point à un jeune homme aussi jeune que toi. A ton âge, le coeur bat assez brûlant, l’ame s’élance avec assez de vigueur au-devant de ce qui est romanesque, pour que tu doives t’abstenir de lignes embrasées. (Légère pause. — S’animant par degrés.) Charles, de toutes les faiblesses humaines qui deviennent passion, il en est une que tu dois craindre avec effroi : la jalousie... ah ! oui, surtout la jalousie...

II s’assied précipitamment et s’évanouit en portant la main sur son coeur.