Page:Forneret - Rien, 1983.djvu/25

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M. Vincent — Ce portefeuille… ce billet… cet endossement… ces morceaux… moi, ainsi que plusieurs personnes [1] nous ne comprenons pas.

Moi (à qui la langue revient) — Auriez-vous cru, par hasard, que c’était un effet de commerce, que ?

M. Vincent — Oui, et que par souscription…

Moi — Je ne crois pas qu’il existe des billets à échéance de 30 pages in 8o ; celui dont je parle est simplement Rien, dont je voudrais bien faire quelque chose, à l’aide du public.

M. Vincent — Alors c’est une brochure ?

Moi — Un extrait de brochure.

M. Vincent — Ah bien.

Moi — Et ma lettre, M. Vincent ?

M. Vincent — Pour demain samedi, monsieur.

Jeudi, samedi et lundi ont paru sans ma lettre dans le Spectateur qui s’est sans doute dit : « Puisque je ne comprends pas, nul ne pourrait comprendre. »

Note expresse. Je tenais à la publicité du Spectateur parce que c’était une publication de plus. Voilà tout.

Si je le promettais, je me brûlerais vif.


Xavier Forneret


  1. On pense que plusieurs personnes sont ici plusieurs rédacteurs. — X. F.