Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/111

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Courapied s’inquiétait fort peu de le savoir. Il se demandait si sa femme et l’odieux et Zig-Zag étaient venus se cacher parmi ces décombres, et il hésitait à le croire, quoique Vigoureux persistât énergiquement à l’y conduire malgré lui. Mais quoi qu’il en fût, les deux coupables ne pouvaient avoir trouvé là qu’un refuge provisoire, et ceux qui viendraient les y déranger devaient s’attendre à être mal reçus.

— Eh bien, qu’attendez-vous ? lui dit tout bas mademoiselle Monistrol.

— Je n’attends pas, murmura Courapied. Je pense que nous n’avons plus qu’à nous en retourner, car ce serait une folie que d’entrer là-dedans, cette nuit. En plein jour je ne dis pas, mais…

— Demain, ce misérable aura déguerpi. Je veux en finir. Rien ne prouve, d’ailleurs, qu’il est là. Et je vais m’en assurer.

Qui m’aime me suive ! ajouta Camille, en quittant le tas de pierres qui l’abritait, et en se dirigeant résolument vers la maison.

Georget s’élança et la dépassa en un clin d’œil. Courapied n’osa pas rester en arrière, et céda aux efforts de Vigoureux qui le traînait.

Ils n’avaient guère que cinquante pas à faire pour arriver devant la façade mystérieuse, et quand ils y furent, ils s’arrêtèrent encore, mais cette fois d’un commun accord.

Camille elle-même sentait la nécessité d’examiner l’édifice avant d’aller plus loin.

Que Zig-Zag fût là, ce n’était plus douteux. Le chien se dressait sur ses pattes de derrière et faisait des efforts inouïs pour rompre le lien qui l’enchaînait. Il essayait