Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/180

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— Donc, ces coquins l’ont emmené avec eux. Tant mieux ! il nous aidera peut-être à les retrouver encore une fois. Ce qui m’étonne, c’est qu’après avoir escamoté vos deux compagnons, ils ne vous aient pas poursuivie.

— Je crois qu’ils l’auraient fait si d’autres bandits ne m’avaient pas assaillie sur la route. Ils se seront dit que ceux-là allaient leur épargner la peine de me tuer.

— Quoi qu’il en soit, il ne paraît pas qu’ils aient passé le reste de la nuit dans cette masure. Il n’y a d’autre lit que le plancher. Je ne suppose pas non plus qu’ils y reviennent, maintenant que la mèche est éventée. Ils auront trouvé un domicile plus confortable…

— À moins qu’ils ne se soient réfugiés dans la cave où mes amis sont tombés.

— C’est invraisemblable. On a beau être scélérat, on n’aime pas à coucher près des cadavres des gens qu’on a tués.

Reste à savoir pourtant ce que sont devenues leurs victimes, et, si vous m’en croyez, mademoiselle, nous allons les chercher. Ce n’est pas dans cette chambre vide que nous les trouverons. Sortons-en et allons visiter le corridor.

Ils redescendirent l’escalier ensemble et en avançant le long du mur lézardé ; ils reconnurent que ce corridor traversait la maison de part en part. Et pas plus de ce côté-là que de l’autre, il n’y avait de porte pour en fermer l’entrée.

Il s’agissait d’explorer ce couloir semé d’embûches, et naturellement M. de Menestreau tint à passer le premier. Il voulait même empêcher mademoiselle Monistrol de le suivre, mais elle s’accrocha à son pardessus et elle entra