Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/181

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immédiatement derrière lui. Du reste, le chemin était assez large et on voyait le jour au bout, de sorte qu’ils ne risquaient pas de mettre les pieds dans le vide. Ils marchaient d’ailleurs avec précaution et Georges ne faisait pas un pas avant d’avoir éprouvé la solidité des planches qui le portaient.

— Je vois le trou, dit-il au bout d’un instant ; la trappe est restée ouverte. Voici le moment d’allumer ma lanterne pour explorer les profondeurs de ce caveau.

Il défit son paquet, en tira un fanal attaché au bout d’une longue corde qu’il déroula, et fit de la lumière avec des allumettes apportées à cette intention, car il avait tout prévu ; après quoi, il se remit à avancer lentement jusqu’à l’ouverture, toujours suivi de près par Camille.

— Tiens ! il y a une échelle, s’écria-t-il.

Il y en avait une, en effet, dont les deux montants dépassaient le plancher et dont l’extrémité devait poser sur le sol de la cave.

— J’espère bien que vous n’allez pas descendre, dit vivement Camille.

— Je vais commencer par éclairer ce sous-sol et quand je saurai ce qu’il y a au fond, je verrai ce qu’il faut faire, répondit le jeune homme.

Et il laissa filer la corde au bout de laquelle se balançait la lanterne.

— Georget ! appela mademoiselle Monistrol, en se penchant sur le bord du trou noir.

Personne ne répondit.

— Ils sont morts, murmura-t-elle, en se serrant contre son nouvel ami.

— C’est fort à craindre ; le falot ne touche pas encore