Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/32

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leur demanda s’ils voulaient se charger d’aller chercher le commissaire, à quoi ils répondirent : oui.

Il aurait dû leur fournir des renseignements plus clairs et ils allaient s’informer.

Par malheur, un fiacre vint à passer, et le cocher s’arrêta, flairant une pratique dans la personne de ce bourgeois bien mis. La tentation fut trop forte. Fresnay dit aux sergents de ville :

— Vous ne pouvez pas vous tromper… c’est à droite, en descendant…, il y a une clôture en planches.

Et il sauta dans la voiture en criant au cocher :

— Boulevard des Italiens…, devant le café Anglais.

— Farceur, va ! grommela le plus vieux des agents.

— Ce n’est pas la peine de nous déranger, reprit l’autre. C’est un poisson d’avril.

Et ils continuèrent tranquillement leur ronde de nuit.