Page:Fournier - Mon encrier (recueil posthume d'études et d'articles choisis dont deux inédits), Tome I, 1922.djvu/13

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XIII
AVERTISSEMENT DE L’ÉDITEUR

Clotilde, légende historique en 3 actes et en vers, par Lucien Béranger.
Plans de sermons pour les fêtes de l’année. Tome I, de l’Avent à la Saint-Pierre. Par J. Millot.

Cette simple énumération se passe, je crois, de tout commentaire. Si Fournier s’était nourri de cette pâture, il ne fût sans doute pas devenu meilleur citoyen et il est probable qu’il serait resté reporter de noces d’or et de bénédictions de cloches. Parce qu’il aima la lecture et qu’au surplus il sut lire, il a écrit Paix à Dollard, M. Louis-Joseph Tarte et la prise de Scutari, Mon encrier, Un grand explorateur, La Comète, et dix autres petits chefs-d’œuvre. Il n’était pas anticlérical ; je doute même qu’il fût, au sens doctrinaire du terme, un libéral : on sera assez nettement fixé là-dessus par ses articles intitulés Religions et religion et Franc-Maçon. Il n’était pas fermé au sentiment national : toute son œuvre témoigne au contraire qu’un patriotisme ardent le consumait. Mais il ne croyait pas que sur aucun sujet — religieux ou autre — on pût arriver à la plénitude de la connaissance par l’emmagasinage de raclures pieuses ou patriotiques qui eussent mis hors d’eux-mêmes d’Aurevilly, Hello, Huysmans, Brunetière, Léon Bloy, Charles Morice.

Si Fournier fut surtout un homme de lettres, il n’en joua pas moins à certain moment un rôle politique considérable. Depuis la fondation du Nationaliste jusqu’à l’apparition du Devoir, il fut, avec