Page:Fournier - Mon encrier (recueil posthume d'études et d'articles choisis dont deux inédits), Tome I, 1922.djvu/189

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
174
MON ENCRIER

que, par ailleurs, il s’appliquerait avec le plus de conscience à la ruiner ; et c’est-à-dire que, l’ayant professée ouvertement pour la première fois, en septembre 1914, il ne la devait ouvertement rejeter qu’en janvier 1916.

Entre temps, à la vérité, il a soin, et pour cause, de ramener le moins possible l’attention sur ses articles de la première heure. Si de loin en loin il lui arrive encore de les rappeler, ou seulement d’y faire allusion, c’est de toute évidence qu’il y est forcé, soit par un contradicteur, soit par les circonstances. Visiblement, il tâche plutôt à nous les faire oublier. Pas une fois cependant, au cours de ces seize mois, pas une fois il n’en rétracte explicitement les conclusions, ni seulement ne les met en doute. Au contraire, nous voyons qu’il n’en parle jamais que pour les prendre, de nouveau, très résolument à son compte.

C’est ainsi, par exemple, que dans une lettre de novembre 1914, à la Tribune de Winnipeg, M. Bourassa, pour justifier de son « loyalisme », cite hautement au rédacteur du journal manitobain son article du 8 septembre, ou plutôt le passage de cet article affirmant comme vous avez vu le devoir de la participation[1].

C’est ainsi que dans le travail, depuis mis en brochure, dont il devait donner lecture à Ottawa

  1. Cf. le Devoir du 25 novembre 1914.