Page:Fournier - Mon encrier (recueil posthume d'études et d'articles choisis dont deux inédits), Tome I, 1922.djvu/52

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RÉMINISCENCE CLASSIQUE [1]

Les journaux avaient annoncé que la Cour d’Appel rendrait jugement le mardi 7 décembre dans l’affaire Fournier-Langelier[2]. À la dernière minute, cependant, l’avocat[3] de l’appelant recevait, de Québec, une lettre l’informant que les honorables juges ajournaient leur décision à l’an prochain.

Est-ce à dire que ceux-ci n’ont pas eu le temps, depuis six mois, d’étudier cette fameuse affaire ? Cela nous paraît bien surprenant.

On serait plutôt porté à croire, ou bien qu’ils n’ont pas encore réussi à se mettre d’accord, ou bien que, tous ensemble, ils hésitent également, soit à renvoyer en prison l’ancien directeur du Nationaliste, soit à casser le jugement de M. Langelier.

S’il en est ainsi, il n’y a rien d’impossible à ce que l’on ne connaisse guère avant vingt-cinq ans l’opinion des tribunaux sur cette question.

  1. Nationaliste, 12 décembre 1909
  2. Où Jules Fournier fut condamné à trois mois de prison, par le juge François Langelier, pour avoir critiqué les jugements du juge François Langelier.
  3. Maître Laflamme.