Page:Fournier - Mon encrier (recueil posthume d'études et d'articles choisis dont deux inédits), Tome I, 1922.djvu/68

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JE LES POURSUIS !

5. — Le juge qui l’a condamné était M. François Langelier.

6. — Il jouit de l’estime et de la considération de ses concitoyens.

7. — Il a besoin de cette estime et de cette considération pour gagner sa vie.

8. — La compagnie défenderesse publie à Montréal, le dimanche, un journal intitulé Le Pays.

9. — Dans son numéro du 23 janvier 1910, cette feuille a publié, sur le compte du demandeur, un entrefilet où se trouvent ces mots : « Fournier a beaucoup d’esprit. »

10. — Cette allégation, fausse, mensongère, malicieuse et diffamatoire, est de nature à enlever au demandeur l’estime de plusieurs gens.

11. — Le demandeur se plaint de ces lignes parce qu’elles insinuent et laissent entendre que le demandeur n’est pas un abruti, et qu’elles peuvent l’empêcher de devenir échevin, ce qui est une ambition permise et légitime.

12. — Le Pays circule largement parmi les imbéciles.

13. — Le tribunal sait que, dire d’un homme qu’il a de l’esprit, c’est évidemment vouloir le perdre de réputation.

14. — Le demandeur n’a jamais mérité pareil opprobre.

15. — Cette attaque malicieuse est de nature à lui nuire non-seulement dans son honneur mais