Page:Frébault - Apothicaire et perruquier.djvu/21

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PLUMOIZEAU, à part.

Saperlipopette ! le papa beau-père commence à me donner sur les nerfs… j’ai du regret d’être venu.

Chant.
ENSEMBLE.

PLUMOIZEAU, à part,
––––Si ce n’était cette superbe femme,
––––Ici, vraiment, je ne resterais pas.
––––Le père est vif, mais la fille s’enflamme,
––––Je le vois bien, pour mes faibles appas.

CHILPÉRIC, à part.
––––Je vais, hélas ! perdre ce que j’adore.
––––Je la retrouve et me la vois ravir
––––Le même jour. O destin que j’implore,
––––En la coiffant, tantôt, fais-moi mourir.

SEMPRONIA, à part.
––––O jour heureux ! Félicité suprême,
––––Moi, ce matin, qui maudissais le sort,
––––Je vais m’unir au prétendu que j’aime,
––––Avec mon cœur, mon devoir est d’accord.

BOUDINET, poussant Plumoizeau.
––––Quel animal ! voyez comme il se presse,
––––Je crois, morbleu, qu’il n’en finira pas !
––––Allons, que diable ! un peu plus de prestesse !
––––Avez-vous peur de vous casser les bras ?

PLUMOIZEAU.
––––Sous mon regard je la vois pantelante,

CHILPÉRIC.
––––Mon pauvre cœur est prêt à défaillir.