Page:France - Sur la voie glorieuse.djvu/17

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gardez votre brillant courage et armez-vous de constance. Vous avez devant vous un ennemi nombreux, savamment organisé. Ce serait nuire à votre gloire que de nier sa force. Il a déshonoré sa vaillance par des atrocités commises soit pour satisfaire des instincts cruels, soit par système et afin de semer la terreur autour de lui. Ces barbaries n’ont semé que l’indignation et l’horreur. Loin de le rendre invincible, elles ont accru ses périls en enflant notre colère. Vous lui avez déjà porté des coups dont il ne se relèvera pas. Vous l’avez vaincu sur la Marne, vous lui avez résisté sur l’Aisne et l’Yser, dans l’Argonne et dans les Vosges. Son élan est brisé ; sa puissante machine a reçu d’irréparables atteintes ; pourtant elle demeure redoutable et il faut prévoir ses dernières explosions. Il nous reste à faire un immense effort en hommes, en armes, en munitions, en vivres. Nous sommes reconnaissants à nos alliés de leur aide précieuse. Mais nous devons compter sur nous-mêmes.

Vous avez sur l’ennemi une grande supériorité. Citoyens d’un peuple libre, vous tenez vos vertus militaires de votre propre cœur, et ce n’est point par ordre que vous êtes courageux.

C’est là une disposition qui vous assurera la vic-