Page:France - Sur la voie glorieuse.djvu/60

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unique, n’en font, dans le combat, qu’à leur plaisir et s’inspirent seulement de leur cœur qui, le plus souvent, est médiocre, car, en tout pays les grands cœurs sont rares. J’estime donc qu’à nombre égal les Grecs ne résisteraient pas facilement aux Perses.


Démarate

Les Grecs sont libres, ô Roi ; mais ils ne sont pas libres de toute manière : esclaves de la loi, ils la craignent bien plus encore que tes soldats ne te redoutent. Ils obéissent aveuglément à ses ordres et elle leur ordonne de ne jamais reculer dans le combat, quels que soient le nombre et la force de l’ennemi, de demeurer fermes dans les rangs, de vaincre ou de mourir. Pour Sparte, ce n’est pas mourir, c’est fuir qui est la mort. Ô Roi, telle est la vérité.


Xerxès

Je te ferai connaître un autre avantage des Perses sur les Grecs. C’est que les Perses sont unis étroitement sous mon autorité, et que les Grecs se querellent sans cesse les uns les autres. On les voit à tout moment combattre ville contre ville. Et, dans une même cité, les citoyens sont divisés en plusieurs partis irréconciliables. J’ai reçu avis que les Athé-