Page:France - Sur la voie glorieuse.djvu/61

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niens sont partagés en deux factions qui se déchirent l’une l’autre et qu’ils ont chassé le chef des plus riches et des meilleurs pour donner le pouvoir au vil peuple. Comment des insensés toujours occupés à se détruire eux-mêmes seraient-ils en état de nuire beaucoup à une armée étrangère ?


Démarate

Il est vrai, ô Roi, que, jugeant d’après leur sentiment de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, les Grecs se querellent souvent et luttent ville contre ville, citoyens contre citoyens. Il est vrai que le peuple d’Athènes n’est pas unanime sur la manière dont il convient de gouverner la ville. Parmi les citoyens, les uns regrettent les tyrans et prétendent réserver le pouvoir aux hommes bien nés ; les autres, conduits par des orateurs brillants d’intelligence et d’audace, s’efforcent de maintenir le gouvernement populaire ; et il est vrai encore que ceux-ci l’ayant emporté, des hommes ont été exilés, qui passaient pour justes. Mais ces dissensions ont cessé à ton approche, ô Roi. Les chefs de l’aristocratie ont été rappelés dans leur patrie, et ils la gouvernent aujourd’hui de concert avec les amis du peuple.