Page:France - Sur la voie glorieuse.djvu/75

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sif, alors que la récompense de notre confiance est certaine, alors que nous voyons le signe de notre triomphe se lever à l’horizon ?

Il ne faut pas que le sang de nos frères, de nos enfants, tombés pour la cause de la justice et de la liberté, crie contre nous. Nous devons à leur mémoire d’achever leur ouvrage. Nous devons aux héros et aux justes morts devant l’ennemi une tombe tranquille, où les lauriers ni les oliviers ne meurent jamais.

Nous aimons trop la paix pour lui donner un berceau vil et honteux ; nous aimons trop la paix pour ne pas la vouloir grande, pure, radieuse, assurée d’une longue destinée.

Nous n’avons rien à craindre du temps : il travaille pour la France et ses alliés. Notre armée est plus forte que jamais. La Russie est inépuisable en hommes et en blé. L’Angleterre, dont on sait la constance, développe sans cesse ses ressources et son action. L’Allemagne, à qui la mer, dispensatrice des richesses, est fermée, doit périr misérablement. Et ce serait à la veille du gain assuré que nous trahirions par une défaillance honteuse ou par une sensibilité maladive, la cause du droit que le destin a remise en nos mains !