Page:Franck - Le communisme jugé par l'histoire, 1871.djvu/25

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Blanc. Les deux parties de la société dont il s’applique à développer l'antagonisme jusqu’à ce qu’il ait abouti à une révolution, il les appelle le peuple et la bourgeoisie ; mais il résulte des définitions qu’il en donne lui-même[1], que la bourgeoisie comprend les citoyens qui, possédant une certaine fortune, jouissent également d’un certain degré d’indépendance, et le peuple ceux qui n’ont pour vivre que leur travail quotidien. Ce ne sont pas là deux castes, ni même deux classes distinctes ; ce sont deux situations qui changent et se déplacent chaque jour. Pour les armer l’une contre l’autre, il faut être persuadé comme M. Louis Blanc que les droits reconnus jusqu’à présent à l’intelligence, à la science, au travail et à l’économie, sont des droits usurpés sur la grande masse de ceux qui n’ont que des besoins ; qu’avec des besoins l'on est digne à la fois de jouir et de régner.


Il est donc vrai, comme je le disais en commençant, que tous les principes mis en avant, que toutes les réformes réclamées par les différentes sectes socialistes aboutissent au communisme. Mais le communisme, que nous promet-il ? A quelles conséquences est-il fatalement entraîné par la force de ses prémisses ? Avant même d’avoir parcouru ce rapide résumé de son his-

  1. Même ouvrage, tome Ier page 4.