Page:Franck - Le communisme jugé par l'histoire, 1871.djvu/31

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On a vu à différentes époques la France et l’Europe ravagées, tantôt par la peste, tantôt par la lèpre, tantôt par le choléra morbus ; elles sont menacées aujourd’hui d’une contagion bien plus terrible, parce qu’elle s’attaque à l’âme, à l’intelligence, au sens moral et au bon sens, à la charité, à la justice, au respect de soi et des autres, à toutes les forces vives de la nature humaine et de la société. Cette contagion, c’est le communisme qu’on cherche en vain à dissimuler sous le nom de socialisme, et elle n’a pas d’auxiliaire plus puissant et plus actif que la Société internationale.

Pour dompter le communisme la force, si elle est nécessaire, ne suffit pas ; il faut aller jusqu’à la racine du mal, il faut le détruire dans les esprits par la puissance de la persuasion, par l’organe de la parole et de la presse, par une instruction plus solide et plus saine, distribuée d’une main libérale à tous les degrés de l’enseignement, surtout dans l’école primaire ; enfin par la vertu des bons exemples et le spectacle du bien qu’on peut faire, des progrès utiles qu’on peut réaliser, des améliorations de plus en plus considérables qu’on peut introduire dans les relations du capital et du travail, sous l’empire des lois protectrices de la propriété et de la liberté individuelle. Le temps est venu où chacun dans sa sphère, par un moyen ou par un autre, est obligé de se prononcer pour la société ou pour le socialisme. Une voie de conciliation ou de transaction