Page:Franck - Le communisme jugé par l'histoire, 1871.djvu/30

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ponsabilité morale, la puissance et jusqu’à l’idée du dévouement et du sacrifice, par conséquent la famille, la patrie, la religion ; il faut qu’à la place d’une âme on ne laisse plus subsister qu’une unité dans un nombre ; il faut éteindre toutes les splendeurs et abaisser tous les sommets de la nature humaine. C’est précisément la tâche que s’est proposée la Commune de Paris et qu’elle poursuit avec une obstination digne d’une meilleure cause.

Mais la Commune de Paris, comme l’attesteraient s’il en était besoin, les noms étrangers de ses généraux, l’origine étrangère d’un grand nombre de ses soldats[1] et l’approbation qu’elle trouve dans une certaine catégorie de journaux étrangers, de réunions étrangères ; la Commune de Paris n’est qu’un instrument et une émanation de la Société internationale des travailleurs. C’est là qu’est le véritable danger de notre temps, c’est là que se trame depuis des années une formidable conspiration contre la liberté et la civilisation de l’Europe ; c’est de là, si l’on n’y prend garde, que sortira un jour une jacquerie d’atelier qui fera pâlir les jacqueries de paysans dont l’histoire a gardé le souvenir.

  1. M. de Bismarck, qui paraît bien informé, dans le discours qu’il prononça devant le Parlement de l'empire germanique, le 2 mai de cette année, attribue à la Commune 8,000 sujets anglais ou irlandais, et des Italiens, des Belges, etc.