Page:Fromentin - Dominique, 1863.djvu/93

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IV


Trois jours après, je quittai les Trembles en compagnie de Mme Ceyssac et d’Augustin. C’était le matin de très-bonne heure. Toute la maison était sur pied. Les domestiques nous entouraient. André se tenait à la tête des chevaux, plus triste que je ne l’avais vu depuis le dernier événement qui avait mis la maison en deuil ; puis il monta sur le siége, quoiqu’il ne fût pas dans ses habitudes de conduire, et les chevaux partirent au grand trot. En traversant Villeneuve, où je connaissais si bien tous les visages, j’aperçus deux ou trois petits compagnons d’autrefois, jeunes garçons, déjà presque des hommes, qui s’en allaient du côté