Page:Fujishima - Le Bouddhisme Japonais, doctrines et histoire des douze grandes sectes bouddhiques du Japon.djvu/194

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LE BOUDDHISME JAPONAIS

pouvoir supérieur du vœu originel[1] (Hon-gwan-ta-riki) d’Amitâbha Bouddha en laissant de côté toute idée personnelle (Ji-ri-ki) ; c’est ce qu’on appelle la vérité. Cette vérité est la doctrine de cette secte ; aussi on l’appelle la Véritable Secte.

Shin-ran, le fondateur de la secte, fit une claire distinction entre les quatre systèmes caractérisés par autant de noms et connus comme les deux paires et les quatre rangs (Ni-sô-shi-jû). Voici les quatre systèmes :

1° Sortir en longueur (Shu-shutsou), c’est-à-dire n’obtenir la connaissance parfaite qu’après une longue pratique et une constante persévérance en traversant d’innombrables Kalpas sur le chemin des hommes saints.

2° Sauter en longueur (Shu-thiô), c’est-à-dire parvenir à la connaissance parfaite dans la vie actuelle, ou encore devenir Bouddha dans l’existence présente.

3° Sortir en travers (Ô-shutsou), c’est-à-dire mériter de naître dans une région où les êtres vivants sont dans le même état qu’à l’intérieur de la matrice, c’est ce que l’on appelle la naissance de la frontière qui touche à la Terre-Pure. L’imperfection de cette naissance est le résultat de la négligence et du doute.

4° Sauter en travers (Ô-thiô), c’est-à-dire naître dans

  1. Nous employons ici le mot vœu dans le sens de promesse qu’on s’est faite à soi-même, de résolution ferme qu’on a prise par soi-même. (Pour le vœu lui-même, voir page 139.)