Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/118

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Une fois dehors, il resta un moment immobile sur le trottoir, comme s’il eût hésité sur la route à prendre. Il se dirigeait lentement vers la gare Saint-Lazare, quand un fiacre vint à passer. Il fit signe au cocher, qui retint son cheval et amena la voiture sur le bord de la chaussée.

— Rue du Faubourg-Montmartre, au coin de la rue de Provence, dit Noël en montant, et bon train !

À l’endroit indiqué, l’avocat descendit du fiacre et paya le cocher. Quand il le vit assez loin, il s’engagea dans la rue de Provence, et après une centaine de pas, sonna à la porte d’une des plus belles maisons de la rue.

Le cordon fut immédiatement tiré.

Lorsque Noël passa devant la loge, le portier lui adressa un salut respectueusement protecteur, amical en même temps : un de ces saluts que les portiers de Paris tiennent en réserve pour les locataires selon leur cœur, mortels généreux à la main toujours ouverte.

Arrivé au second étage, l’avocat s’arrêta, tira une clé de sa poche, et entra comme chez lui dans l’appartement du milieu.

Mais au grincement, bien léger pourtant, de la clé dans la serrure, une femme de chambre, assez jeune, assez jolie, à l’œil effronté, était accourue.

— Ah ! monsieur !… s’écria-t-elle.

Cette exclamation lui échappa juste assez haut