Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/225

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



VIII


Le jour même de la découverte du crime de la Jonchère, à l’heure précisément où le père Tabaret faisait sa démonstration dans la chambre de la victime, le vicomte Albert de Commarin montait en voiture pour se rendre à la gare du Nord au-devant de son père.

Le vicomte était fort pâle. Ses traits tirés, ses yeux mornes, ses lèvres blémies dénonçaient d’accablantes fatigues, l’abus de plaisirs écrasants ou de terribles soucis.

Au surplus, tous les domestiques de l’hôtel avaient parfaitement observé que depuis cinq jours leur jeune maître n’était pas dans son assiette ordinaire. Il ne parlait qu’avec effort, mangeait à peine et avait sévèrement interdit sa porte.

Le valet de chambre de monsieur le vicomte fit remar-