Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/283

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Albert commençait à revenir un peu de la stupeur où l’avait plongé l’entrée du commissaire de police.

— Monsieur, lui demanda-t-il, me sera-t-il permis de dire devant vous quelques mots à M. le comte de Commarin ? Je suis victime d’une erreur qui sera vite reconnue…

— Toujours des erreurs ! murmura le père Tabaret.

— Ce que vous me demandez n’est pas possible, répondit le commissaire. J’ai des ordres spéciaux les plus sévères. Vous ne devez désormais communiquer avec âme qui vive. Nous avons une voiture en bas, si vous voulez descendre…

En traversant le vestibule, Albert put remarquer l’agitation des gens. Ils avaient tous l’air d’avoir perdu la tête. M. Denis donnait des ordres d’une voix brève et impérative. Enfin il crut entendre que le comte de Commarin venait d’être frappé d’une attaque d’apoplexie.

On le porta presque dans le fiacre, qui partit au trot de ses deux petites rosses. Une voiture plus rapide emportait le père Tabaret.