Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/349

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— Cet homme se trompe. D’ailleurs, qu’importe le nombre des visites ?

— Connaissez-vous la disposition des lieux, vous les rappelez-vous ?

— Parfaitement, monsieur, il y a deux pièces. Claudine couchait dans celle du fond.

— Vous n’étiez pas un inconnu pour la veuve Lerouge, c’est entendu. Si vous étiez allé frapper un soir à son volet, pensez-vous qu’elle vous eût ouvert ?

— Certes, monsieur, et avec empressement.

— Vous avez été malade, ces jours-ci ?

— Très-indisposé, au moins, oui monsieur. Mon corps fléchissait sous le poids d’une épreuve bien lourde pour mes forces. Je n’ai cependant pas manqué de courage !

— Pourquoi avoir défendu à votre valet de chambre Lubin d’aller chercher le médecin ?

— Eh ! monsieur, que pouvait le docteur à mon mal ! Toute sa science m’aurait-elle rendu le fils légitime de M. de Commarin ?

— On vous a entendu tenir de singuliers propos. Vous sembliez ne plus vous intéresser à rien de la maison. Vous avez détruit des papiers, des correspondances.

— J’étais décidé à quitter l’hôtel, monsieur : ma résolution vous explique tout.

Aux questions du juge, Albert répondait vive-