Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/35

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II

Les deux dernières dépositions recueillies par le juge d’instruction pouvaient enfin donner quelque espérance. Au milieu des ténèbres, la plus humble veilleuse brille comme un phare.

— Je vais descendre à Bougival, si M. le juge le trouve bon, proposa Gévrol.

— Peut-être ferez-vous bien d’attendre un peu, répondit M. Daburon. Cet homme a été vu le dimanche matin. Informons-nous de la conduite de la veuve Lerouge pendant cette journée.

Trois voisines furent appelées. Elles s’accordèrent à dire que la veuve Lerouge avait gardé le lit tout le jour le dimanche gras. À une de ces femmes qui s’était informée de son mal, elle avait répondu. « Ah ! j’ai eu cette nuit un accident terrible. » On n’avait pas alors attaché d’importance à ce propos.