Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/531

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je parle au comte de Commarin. Constant, faites passer à son hôtel, qu’il vienne à l’instant ; s’il n’est pas chez lui, qu’on le cherche.

M. Daburon allait avoir un moment difficile. Il allait être forcé de dire à ce vieillard : « Monsieur, votre fils légitime n’est pas celui que je vous ai dit, c’est l’autre. » Quelle situation ! non-seulement pénible, mais voisine du ridicule. Le correctif, c’est que cet autre Albert était innocent.

À Noël aussi il faudrait apprendre la vérité, le précipiter à terre après l’avoir élevé jusqu’aux nues. Quelle désillusion ! Mais sans doute le comte trouverait pour lui quelque compensation, il la lui devait bien.

— Maintenant, murmurait le juge, quel serait le coupable ?

Une idée traversa son cerveau, qui d’abord lui parut invraisemblable. Il la rejeta, puis la reprit. Il la tourna, la retourna, l’examina sous toutes ses faces. Il s’y était presque arrêté lorsque M. de Commarin entra.

Le messager de M. Daburon lui était arrivé comme il allait descendre de voiture, revenant avec Claire de chez madame Gerdy.