Page:Gaboriau - Les Gens de bureau, Dentu, 1877.djvu/169

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Au guichet de la caisse il fallut attendre quelques instants.

Quand le tour de Romain fut venu :

— Votre nom ? demanda le caissier.

— Caldas, dit-il.

Le caissier ouvrit un registre.

— Surnuméraire au bureau du Sommier, n’est-ce pas ?

— C’est cela même.

— Eh bien, vous me redevez dix francs.

— Comment, comment cela ? demanda Caldas, qui trouvait la plaisanterie de mauvais goût.

— Oui, dix francs, — une amende du 29.

— Soit, mais il me revient quatre-vingt-dix francs sur mes appointements.

Le caissier haussa les épaules.

— Vous savez bien, reprit-il, que le premier mois de vos appointements est versé à la caisse des retraites, vous le toucherez dans trente-six ans.