Page:Gaffiot - Dictionnaire illustré Latin-Français.djvu/304

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me précèdent II [avec inf.] tarder à faire qqch : cesso hue intro rum-pere ? Ter. Eun. 996, je tarde à entrer ?=il est temps que j’entre (Pl. Epid. 342, etc.) : quid mori cessas ? Hor. O. 3, 27, 58, que tardes-tu à mourir ? Il [droit] ne pas comparaître au jour dit en justice, faire défaut: nuUo deteetu culpane quis an aliqua necessitate cessasset Suet. Cl. 15, sans distinguer si la personne avail fait défaut par sa faute ou par nécessité, cf. Ulp. Dig. 47,10, 17, 201| [fis.] tarder à venir, ne pas être présent : non deterendum id bonum, si quod ingenitum est, existimo, sed augendum addendumque quod cessât Quint. 2, 8,10, s’il ne faut pas détruire, à mon avis, les bonnes qualités naturelles du futur orateur, par contre, il faut développer et stimuler celles qui sont lentes à venir ¶ ne pas arriver, manquer : quod cessât ex reditu, frugalitate supptetur Plin. Ep. 2, 4, 3, ce qui manque à mes revenus, ma frugalité le suppiée U 2 suspendre son activité, s’interrompre, se reposer : et properare toco et cessare Hor. Ep. 1, 7, 57, travailler activement et se reposer à propos ; strenuum hominem et numquam cessantem ! Curt. 7,2, 26, quel homme actif et jamais au repos I cur in tustris tam eximia virtus tam diu cessavit? Cic. Sen. 13, pourquoi ce mérite si éclatant s’est-il reposé si longtemps dans les bouges ? epislulee tuse cessant Plin. Ep. 3, 17, 1, ta correspondance se ralentit II [avec in abl.J : neque umquam in suo studio atque opère cessavit Cic. CM 13, jamais il ne s’interrompit dans ses études et son travail ; in officia cessare Liv. 45, 23, 10, se relâcher dans l’accomplissement de ses devoirs ; in quo quisque cessasset, prodi ab se salutem omnium rebatur Liv. 30, 9, 9, chacun croyait que se ralentir dans sa tâche (s’attarder, perdre son temps), c’était trahir la cause commune II [avec abl.] : muliebri audacia cessare Liv. 1, 46, 6, ne pas avoir en soi l’audace ordinaire aux femmes ; se nullo usquam cessaturum officio Liv. 42, 6,8, il ne se déroberait en aucune circonstance devant un service à rendre ; prima dies cessavit Marte cruento Luc. 4, 24, le premier jour se passa sans l’ensanglantement du combat II [avec ab] s’arrêter de : ab apparalu operum nihil cessatum Liv. 21, 8,1, on ne discontinua en rien les travaux (4, 27, 5 ; 10, 39, 6 ; 21, 11, 5, etc.) ; nec ullum erat tempus, quod a novœ semper cladis alicujus spectaculo cessaret Liv. 5, 42, 6, il n’y avait pas un instant qui cessât d’offrir le spectacle de quelque désastre toujours nou-■veau II [aveemaccj. -.cessas invota precesque ? Virg. En. 6, 51, tu tardes à offrir tes vœux et tes prières? Il [avecinf.] : Cyrumurgere non cesso Cic. Q. 2, 2, 1, je ne cesse pas de presser Cyrus (Au. 11,11,2; Pis. 59 ; Q. 3,5,1) Il [fig.] se relâcher, se négliger : qui mul-twn cessât Hor. P. 357, l’écri-

vain qui a beaucoup de négligences ; (imago oratoris perfecti) et nulla parte cessantis Quint. 1, 10, 4 (l’image de l’orateur parfait) et qui ne bronche sur aucun point  3 être oisif, ne rien faire : nisi forte cessare nunc videor, cum bella non gero Cic. CM 18, à moins que je no paraisse être oisif maintenant que je ne fais pas la guerre ; pueri, etiam cum cessant, exercita-tione aliqua tudicra delectantur Cic. Nal. 1, 102, les enfants, même dans l’oisiveté, s’exercent (s’occupent) volontiers à quelque jeu : in militibus vestris non cessât ira dese Liv. 29,18, 10, sur vos soldats la colère de la déesse n’est pas inactive (elle se manifeste) ¶ [poét.] consacrer ses loisirs à qqch, s’adonner à, cessare aticui rei=va-care aticui rei : Prop. 1, 6, 21 II être au repos : cur hic cessât can-tharus? Pl. Stick. 705, pourquoi cette coupe est-elle au repos ? cur Berecynthiœ cessant flamina tibise ? Hor. 0. 3,19,19, pourquoi cesser de souffler dans la flûte Phrygienne ? cessât terra Ov. Tr. 3, 10, 70, la terre est au repos, reste en jachère (Virg G. 1, 71 ; Plin. 18, 191 ; Col. 2, 2,7) 1T 4 [poét., emploi trans. au passif] : ces-satis m arvis Ov. F. 4, 617, dans les champs laissés au repos (M. 10,669; V. Max. 5, 10, 3).

cessor, v. censor » >■

i cessus, o, um, part, de cedo.

2 cessùs, ûs, m., action de reculer : Paul. Dig. 21, 1, 43.

cestïcillus, i, m. (dim. de ces-tus), coussinet qu’on met sur la tête pour porter un fardeau : P. Fest. 45,1.

cestïfër, ëri, m. (cestus, fera), magistrat d’ordre inférieur a Rome: N.-Tir. 36, 95; Gloss. 5, 613, 44; peut être = cistiber.

Cestïus, ii, m., 11 1 nom d’un préteur : Cic. Phil. 3, 26 U 2 rhéteur célèbre : Sen. Suas. 7, 12 II -tiânus, a, um, de Cestius : Sen. Contr. 1, 7, 17.

eestôs, v. cestus 1.

Cestrïa, ee, f., ville d’Epire : Plin. 4, 4.

cestrôn, i, n. (xÉarpov), bétoine [plante] : Plin. 25, 84.

1 cestrôs, i, m. (xicrrpoç), style, burin : Plin. 35, 147 ; 149.

2 cestrôs, f., v. cestron.

cestrosph.end.one

ëS, f. (XEOTpOffœEV-

8ôvr)), machine pour lancer des traits : Liv. 42, 65, 9.

cestrôtus, a, um (xECTxpojTdç), travaillé au burin : Plin. 11, 126.

i cestus (-os), t, m. (xe<ru<Sç), ceinture, sangle, courroie : Varr. R. 1, 8, 6 II ceinture de Vénus : Mart. 6, 13, 8.

2 cestus, ûs, m., v. cœstus.

cêtària, ee, t., Plin. 9, 49, et cêtârium, ïi, n., Hor. 5. 2, 5, 44, vivier.

Cëtârini, ôrum, m., habitants de Cétaria [ville de Sicile] : Cic. Verr. 3, 103.

cêtârius, ïi, m. (cetus), marchand de poissons de mer, mareyeur : Ter. Eun. 257 et Don.

cëtë, n. pl. Mtt)), cétacés : immania cete Virg. En. 5, 822, les monstrueuses baleines ; v. cetus.

Cetera, (ace. pl. n., pris adv’) quant au reste, du reste : prseter nomen cetera ignarus poputi Romani Sall. J. 19, 7, à part le nom, quant au reste ne connaissant pas le peuple romain ; virum cetera egregium (ambitio) secuta est Liv. 1, 35, 6, cet homme, d’ailleurs remarquable, conserva son esprit d’intrigue II désormais : cetera parce, puer, betto Virg. En. 9, 656, mais désormais, enfant, cesse de prendre part aux combats.

cêtërô (ceierus), adv., du reste, d’ailleurs : Plin. 2, 80 ; 3, 67, etc. Il le reste du temps : Plin. 10,158.

cêtërôquï et cêtérôquîn, adv., au surplus, d’ailleurs: Cic. Or. 83; 1, 60 ; AU. 14, 16, 1 ; Fam. 6, 19, 1.

cëtënun, n. pris adv», pour le reste : Cic. Q. 2, 12, 1 II du reste, d’ailleurs : Sall. C. 17, 6, etc.; Nep. Eum. 8, 5; Liv. 1, 48, 8, etc. ¶ mais : verbis... ceterum re Sall. J. 48, 1, en paroles..., mais en fait (J. 52, 1, etc. Liv. 22, 2, 2, etc.) Il mais en réalité : Sall. J. 76,1 11 autrement, sans quoi : Ter. Eun. 452 ; Plin. Ep. 1, 5, 12.

cëtërus, a, um [employé surtout au plur. ceteri, as, a ; le nomin. m. ceterus n’existe pas] tout le reste de : ceterœ muttitudini diem statuit Sall. C. 36, 2, à toute la foule restante [à part les chefs] il fixe un jour ; ceterum exercitum in pro-vinciam coUocat Sall. J. 61, 2, il dispose le reste de l’armée dans la province; erat inter ceteram plani-tiem mons saxeus Sall. J. 92, 5, dans une région en général en plaine [dont le restant était en plaine] il y avait une colline rocheuse ; vestemauteeterumomatum muliebrem (habere) Cic. Inv. 1, 51 (avoir) les vêtements ou le reste de l’ajustement féminin; cetera j’u-risdictio Cic. Au. 6, 2, 5, le reste des fonctions de justice ; cetera séries Cic. Ac. 2, 21, le reste de la série ; cetera omnis prseda Liv. 24, 40, 15, tout le reste du butin Il [acc.n.sing. prissubst1] ceterum, le reste: Pl. Mm. 224; Rud. 1224; v. Cic. Leg. 2, 45 fin cetero ou in ceterum) ; pax in ceterum parla Sen.Ep. 78,16, paix acquise pour le reste du temps 11 [pl. m.] les autres, tous les autres: Hzeduos ceterosque amicos poputi Romani defendere Cjes. G. 1, 35, 4, défendre les Eduens et les autres amis du peuple romain ; ceteris opitu-lari, alios servare Cic. Arch. 1, venir en aide à tous les autres, en sauver certains (venir en aide à tous en général, sauver quelques-uns) cf. SuU. 87; Ltv. 5, S,