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DU CANADA.



CHAPITRE III.




NOUVELLE-FRANCE JUSQU’À LA PAIX DE ST.-GERMAIN-EN-LAYE.



1613–1632.

Les persécutions politiques et religieuses et la conquête étrangère déterminent les émigrations : exemple, les Irlandais et les Écossais. — Les Huguenots formellement exclus de la N.-France. — Grandes espérances que donne en France la compagnie des cent associés — Elle envoie un armement considérable à Québec, sous les ordres de Roquemont. — Acadie : le chevalier Alexander obtient de Jacques I la concession de cette province pour la peupler d’Écossais ; et une partie reçoit alors le nom de Nouvelle-Écosse. — Une colonie y est envoyée et s’en revient sans avoir débarqué. — Création d’une chevalerie à l’occasion de cette contrée. — Guerre entre la France et l’Angleterre. Kirtk s’avance contre Québec, puis abandonne son entreprise. — Il rencontre en se retirant dans le bas du fleuve l’escadre de Roquemont et s’en empare. — Québec réduit à la famine par cette perte, se rend l’année suivante à Louis et Thomas Kirtk, ses frères, qui secourent les habitans mourant de faim. — Le Cap-Breton pris par une partie de la flotte de Kirtk, est repris par le capitaine Daniel. — Le chevalier la Tour attaque le fort du cap de Sable défendu par son propre fils, et est repoussé. — Le chevalier Alexander lui cède la N.-Écosse, excepté Port-Royal. — La France et l’Angleterre occupent en même temps l’Acadie. — Traité de St.-Germain-en-Laye.


« Si l’on ne réussit pas, dit Lescarbot en parlant de colonisation, il faut l’attribuer partie à nous-mêmes qui sommes en trop bonne terre pour nous en éloigner, et nous donner de la peine pour les commodités de la vie. » L’on a en effet reproché aux Français de n’être pas