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DU CANADA.

les embarras de sa situation. Les Colons ne ramassaient pas encore assez sur leurs terres pour subsister toute l’année, et toute tranquillité avait disparu du pays. Il fallait qu’il protégeât les tribus amies contre les tribus hostiles, qu’il prévit les attaques dirigées contre les habitations, enfin, qu’il eût l’œil partout à la fois ; tout le monde était armé, et le laboureur ne s’aventurait plus dans son champ sans emporter son fusil avec lui. (Le P. Vimont, 1642-3.)

Voyant croître l’audace des Iroquois dont les bandes se glissaient ainsi furtivement jusque dans le voisinage de Québec, et semaient l’alarme sur les deux rives du St.-Laurent, il prit la résolution de mettre un frein à leurs courses, et de bâtir un fort à l’embouchure de la rivière Richelieu, par laquelle ils s’introduisaient dans la colonie. Les barbares apprenant cela, réunirent leurs efforts pour empêcher la construction de cet ouvrage, et ayant formé un corps de 700 guerriers, ils fondirent sur les travailleurs. Mais quoiqu’attaqués à l’improviste, ceux-ci les repoussèrent avec perte.

Cependant, ils prenaient tous les jours sur les Hurons une supériorité décidée, que l’usage des armes à feu vint encore accroître. Les Hollandais, les premiers fondateurs de l’État de la Nouvelle-York, alors Nou-