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DU CANADA.

maient sa conduite, était de savoir s’il était plus sûr ou plus juste et plus honorable d’arrêter le cours de la divine providence qui nous offrait l’occasion de secourir un voisin infortuné en affaiblissant un ennemi dangereux, que de la laisser marcher vers son but. Nous avons préféré la dernière alternative. » Tout cela était pour se justifier d’avoir donné des soldats, des vaisseaux et des armes au sujet rebelle d’un prince avec lequel on professait d’être en paix !

Les États-Unis doivent une partie de leur grandeur au privilége qu’a eu la Bible de fanatiser, pour ainsi dire, l’esprit de la nation plus encore pour les choses de la terre que pour celles du ciel. Grands lecteurs de l’ancienne loi des Juifs, ils montrent la même ardeur que ceux-ci pour acquérir des richesses. Doit-on attribuer à cette lecture la supériorité que les populations protestantes ont en général sur les populations catholiques en matière de commerce, d’industrie et de progrès matériels ? La coïncidence nous paraît assez frappante pour mériter d’être remarquée.

Charnisé se plaignit de l’agression commise par des sujets anglais en pleine paix. Le gouverneur de Boston répondit en lui proposant un traité de paix et de commerce entre l’Acadie et la Nouvelle-Angleterre. Ce traité