Page:Garneau - Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours, tome I, 1845.djvu/74

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
74
HISTOIRE

s’occupa sérieusement de la découverte du célèbre navigateur malonin. Tout en France a ses ennemis acharnés ; même les choses les plus utiles. Le résultat de la dernière expédition réveilla le parti opposé à la colonisation ; il fit sonner bien haut la rigueur du climat des contrées visitées par Cartier ; son insalubrité qui avait fait périr d’une maladie affreuse une partie des Français, enfin l’absence de mines d’or et d’argent. Ces assertions et bien d’autres encore laissèrent une impression défavorable dans quelques esprits. Mais les amis des colonies repoussèrent toutes ces attaques, et firent valoir les avantages que l’on pourrait tirer du commerce de pelleteries avec les Indigènes. D’ailleurs, disait-on, l’intérêt de la France ne permet point que les autres nations partagent seules la vaste dépouille du Nouveau-Monde.

Le parti du progrès l’emporta pour le moment. Dans ce parti se distinguait par dessus tous les autres, François de la Roque, seigneur de Roberval, que François I appelait le petit roi de Vimcu.

Ce seigneur, qui avait su conquérir l’estime du monarque par sa bravoure et par sa fidélité, demanda et obtint le gouvernement des pays nouvellement découverts. Cartier fut en même temps nommé capitaine-général de l’escadre qui devait y transporter les colons ; car l’on