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DU CANADA.

niboils ; on en construisit ensuite trois autres en gagnant toujours le couchant ; le dernier prit le nom de Paskoyac, de la rivière sur laquelle il était assis.

Sous l’administration de M. de la Jonquière, une nouvelle expédition fut mise sur pied pour la même fin. L’intendant Bigot était alors en Canada ; il forma, pour faire la traite en même temps que des découvertes, une société composée du gouverneur et de lui-même, de MM. Breard, contrôleur de la marine, Legardeur de St.-Pierre, officier plein de bravoure et fort aimé des Indiens, et de Marin, capitaine décrié par sa cruauté, mais redouté de ces peuples. Ces deux derniers furent chargés de l’œuvre double de l’association. Marin devait remonter le Missouri jusqu’à sa source, et de là suivre le cours de la première rivière sur laquelle il tomberait, qui irait se jeter dans l’Océan. St.-Pierre passant par le poste de la Reine, devait aller le rejoindre sur le bord de cette mer à une certaine latitude. Mais tout cela était subordonné à la spéculation pour laquelle on s’était associé, c’est-à-dire que les voyageurs interrompraient l’expédition dès qu’ils auraient amassé assez de pelleteries. Ils ne furent pas loin, et ils revinrent chargés d’une riche moisson. Les associés firent un profit énorme. M. Smith fait monter la part seule