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HISTOIRE

en enterrant des plaques de plomb aux armes de France en différens endroits, après en avoir dressé procès verbal en présence des tribus du pays, lesquelles ne virent pas ces formalités s’accomplir sans inquiétude et sans mécontentement. Les plus hardies ne cachèrent même pas leurs sentimens à cet égard. M. Céleron[1] écrivit aussi au gouverneur de la Pennsylvanie pour l’informer de sa mission et le prier de donner des ordres pour qu’à l’avenir les habitans de la province n’allassent pas commercer au delà des monts Apalaches, où il avait l’expresse injonction de les arrêter et de confisquer leurs marchandises s’ils y faisaient la traite. En même temps M. de la Galissonnière était en correspondance active avec les gouverneurs de la Nouvelle-Écosse, de Boston et de New-York, MM. Mascarène, Shirley et Clinton ; il envoyait une garnison au Détroit, il faisait relever le fort de la baie des Puans, démantelé par M. de Ligneris lors de son expédition contre les Outagamis, il faisait bâtir un autre fort au milieu des Sioux, un en pierre à Toronto et celui de la Présentation, aujourd’hui Ogdensburgh, sur la rive droite du St.-Laurent entre Montréal et Frontenac, afin d’être plus à portée des Iroquois qu’il voulait

  1. Documens de Londres.