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DU CANADA.

d’Hudson, dans la Nouvelle-York et sur différens points de la frontière du Canada. Le ministre de la marine à Paris, M. de Frontenac en Canada, devaient activer, chacun de son côté, les préparatifs de guerre. Louis XIV enjoignit au dernier partant pour l’Amérique de fournir à la compagnie du Nord les secours dont elle pourrait avoir besoin pour exécuter la première partie de ce plan, et chasser les Anglais de tous les points qu’ils occupaient à la baie d’Hudson[1]. Il le chargea en outre de s’entendre avec le gouverneur de l’Acadie, M. de Manneval, pour mettre cette province, la plus exposée aux courses des ennemis, hors d’insulte.

Un des projets de conquérir la Nouvelle-York suggérés par le chevalier de Callières, car il en avait présenté plusieurs, et dont on a parlé plus haut, fut agréé ; mais le gouvernement adopta un plan d’exécution plus compliqué que celui de cet officier. D’abord M. Begon, intendant de Rochefort, fut chargé d’armer deux vaisseaux, et de les mettre sous les ordres de M. de la Caffinière, qui devait suivre les directions de M. de Frontenac. Ces vaisseaux avaient pour mission de balayer la côte depuis

  1. Ces instructions sont du 7 juin, et la guerre fut déclarée à la Grande-Bretagne le 25 du même mois.