Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/181

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Saleha, puis il sortit. Dans la cour il retrouva le vieux scheik.

— Ta fille est l’honneur de son sexe, dit-il, elle est vertueuse autant que sage. Je cherchais une femme digne d’élever un jeune orphelin que j’ai recueilli ; c’est elle que je choisis. Élevé par elle, mon protégé deviendra un héros. Je t’enverrai l’enfant dès demain.

— Il sera reçu comme un présent de Dieu, dit le scheik, il sera la joie de mes vieux jours.

— Que la bénédiction d’Allah soit sur toi ! dit Omar, en faisant un geste d’adieu.