Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/42

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devant le palanquin en bois d’ébène orné de peinture d’or, dont les brancards posaient sur les épaules de huit porteurs qui avaient les cheveux coupés en forme de calotte, selon une nouvelle mode éthiopienne, et dans lequel était assise Tantyris, pareille à une divinité.

De chaque côté, des serviteurs tenaient les hampes dorées d’écrans roses, en plumes d’ibis, et cent jeunes filles, vêtues de tuniques de gaze blanche, marchant en deux files, accompagnaient la princesse.

Des prêtres s’avancèrent, hors de l’ombre des colonnades, d’autres vinrent recevoir l’offrande pour le sacrifice : un taureau, une oie et des outres de vin.

Alors la princesse descendit et, suivie des cent jeunes filles, pénétra dans le temple.