Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/92

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cœur. Mais Bithisarca descend vivement de cheval pour leur donner l’accolade.

— Mes frères, dit-il, vous avez comme moi compris les signes célestes, un roi nous est né et nous allons vers lui ! Vous l’avez vu, le soleil même est son piédestal, nous lui devons donc les hommages dus au soleil, puisqu’il n’en est pas de plus solennels. Mais il faut renvoyer cette multitude et ces vaines richesses : les offrandes symboliques suffisent, à qui régnera par l’esprit.

— Sage Bithisarca, dit le roi de Tharsis, sais-tu la route que nous devons suivre ? car, tu le vois, nous sommes égarés.

— Je sais, comme vous, que c’est en Judée qu’il faut chercher ce roi, mais je n’ai pas pris le temps d’interroger l’oracle sur le lieu précis où nous le trouverons. Puisque nous sommes tout près de Jérusalem, allons consulter Hérode, le roi des Juifs, ses pontifes l’ont sans doute averti du prodige.

Vers la fin du jour les trois mages, suivis chacun d’un esclave portant un coffret,