Page:Gautier - La Chanson de Roland - 2.djvu/333

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

rieur, ni le d final du vocable roman. Je préfèrerais, avec Littré, l’origine scandinave drômundr ou le haut allemand dragmunt. L’origine est douteuse. = R. p. m. : drodmunz, 1521, 2624, 2730.

DROÜN. R. s. m. Nom d’homme (Drogonem ; mais l’origine est germanique. Anc. haut allem. drogo, que Pott rapporle à dürr, maigre ?), 2048.

DRUD. S. s. m. Ami. (D’après Diez et Diefenbach, goth. druds, haut all. drûd, drût, etc., signifiant ami. confident, favori. V. le Glossaire du Chevalier au Cygne, p. 695) Por ço est drud à l’ felun rei Marsilie, 1640. Pur vasselage suleie estre tun drut, 2049. — R. s. m., drut : S’in apelat Gemalfin un sun drut, 2814.

DRUE. Adj. r. s. f. Épaisse, serrée, en bon état. (Origine très-incertaine. Diez propose une étymologie celtique, drud, druz, dru, signifiant gras, fort, etc.) Tut abat mort el’ pred sur l’erbe drue, 1334.

DUBLEINES. Adj. r. p. f. Doubles (d’un type fait sur duplus, comme duplanus) : Osbercs vestuz e lur brunies dubleines, 3088.

DUBLES. Adj. s. p. m. Doubles (Dupli, plutôt que duplices) : Trenchent les quirs e ces fuz ki sunt dubles, 3583. ═ Au v. 1284, le mot dubles (r. p.) est employé substantivement : De sun osberc li derumpit les dubles. Je pense que mailes est sous-entendu.

DUBLEZ. Part. pass., s. p. m. Doublés. (Duplati, et non duplicati.) En parlant de hauberts, le poëte dit : Tuit li plusur en sunt dublez en treis, 995.

DUC. S. s. m. (Dux.) Naimes li duc l’oït, 1707. (Erreur du scribe, au lieu de dux.) Dux, 105, 243, 673, 1275, 2417, 3937. — R. s. m. : duc, 170, 3008, 3534. — S. p. m. : duc, 378. — R. p. m. : dux, 14, 849, 2650. V. Dux.

DUI. Nom de nombre. (Duo.) Dui est toujours le cas sujet ; dous le cas régime. Dui, comme s. p. m., se trouve aux v. 2706, 2765, 2976. Le scribe, par erreur, l’a employé une fois au cas régime. (V. 2828.) — R. p. m. : dous, 207, 444, 1217, 1309, 2874, 3027, 3280, 3500, 3790, etc. — R. p. f. : dous, 637, 1205, 1294, 2249. V. Dous.

DUINS. Verbe act., 1re p. s. de l’ind. prés. de duner (Dono), 622, 914. V. Duner.

DUIST. Verbe act., 3e p. s. du parf. simple de duire. (Duxit.) Dans les deux vers où ce mot est employé, il a le même sens : Si duist sa barbe, 215 et 772.

DULCE. Adj. r. s. f. Douce (Dulcem), 16, 109, 702, 1695. — R. p. f. : dulces, 2640. V. Dulz.

DULCEMENT. Adverbe. Doucement (Dulci-mente), 1163, 1999, 2176.

DULORS. S. s. f. (?) (Dolor), 1437, et dulur, 2030. — R. s. f. : dulor, 1622, 1679, 1787, 1977, 2101, 2335, 2428, 3711 ; dulur, 716, 2234, 2547, 2901, 2907, 2914, 3772 ; dolur, 489 ; dolor, 2946, 2695.

DULURUS. Adj. s. ou r. s. m. (Dolorosus.) Ais vos le caple e dulurus e pesmes, 3403. ═ Duluruse est employé comme exclamation au vers 2722 : Que devendrai, duluruse, caitive.

DULUSET. Verbe actif, 3e p. s. de l’ind. prés. Pleurer, regretter : Rollanz li ber le pluret, si l’ duluset, 2022. — Se doluset, est employé comme verbe réfléchi, au vers 2577. (V. ce mot.)

DULZ. Adj. s. s. m. Doux (Dulcis) : Tere de France, mult estes dulz païs, 1861. — R. s. f. : dulce, 16, 109, 702, 1695. — R. p. f. : dulces, 2640.

DUN. Adv. de lieu. D’où (De-unde) : Icele tere dun il esteit, 979. V. Dunt.

DUN. R. s. Don (Donum) : E tute Espaigne tendrat par vostre dun, 224. — R. p. : Duns, 845.