Page:Gautier - Le Dragon Impérial, Armand Colin et Cie, 1893.djvu/223

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CHAPITRE XVIII


LES ÂNES NE SAVENT PAS S’ILS PORTENT DE L’OR OU DU FER


Sous ces lunettes, sous cette barbe blanche, oh ! oh ! quel est cet homme ? Vraiment, il reposera bientôt dans la Salle des Ancêtres.

Cependant, si tu lui arrachais ses lunettes et sa barbe, tu verrais

Que ses yeux étincellent comme des rubis et qu’il ne lui manque pas une seule dent.


La Rue de Kou-Toung est une des rues les plus sales et les plus étroites de la Cité Chinoise. Elle est perdue dans ce réseau inextricable de carrefours et de ruelles contenu de chaque côté de l’Avenue du Centre entre le chemin de Cha-Coua et la muraille de la Cité Tartare. Grouillante, encombrée, tapageuse, brillant de mille couleurs violentes, mais si peu large et si traversée d’enseignes que la nuit s’y établit avant le coucher du soleil, elle donne asile